PIC

Benjamin ULRICH

Curriculum Vitae

10 avril 2026

Table des matières

Études
 Master Science & Société (Histoire, Philosophie, Sociologie, Médiation des sciences) à l’Université de Strasbourg
  Mémoire de recherche: « À propos du dilemme épistémologique que pose le problème de la matière noire »
  Cours notables
 Licence de philosophie à l’Université de Strasbourg
  Cours notables
Formation personnelle
 Séminaires et conférences
  COSMO-MASTER International Conference
  Séminaire: Material culture in the history of physics
  Stage d’observation à l’Observatoire Astronomique de Strasbourg
Formation autonome et centres d’intérêt
 Bureautique & Informatique
  Linux
  Open-Source
  Windows
 Photographie
 Astronomie
 Écriture
Langues
Compétences
Qualités
Comment ce site a été construit ?
Contact


Études

Master Science & Société (Histoire, Philosophie, Sociologie, Médiation des sciences) à l’Université de Strasbourg

Ce master m’a formé à une méthode interdisciplinaire d’enquête sur les sciences. J’ai pu découvrir des outils qui s’emploient de manière complémentaire au questionnement philosophique. La licence de philosophie, bien que riche, me laissait justement sur ma faim quant à la définition, tant abstraite que concrète, de ce qu’est la science. Notamment c’est l’activité scientifique qui peut être étudiée à partir d’approches anthropologiques ou sociologiques, alors que la philosophie, sans méthode sociale, doit être limitée à un questionnement d’ordre normatif. C’est-à-dire que par le moyen interdisciplinaire, la philosophie peut questionner la pratique, et non seulement la norme. D’autant plus, le manque de données sur une pratique scientifique effective peut laisser le penseur théoriser des normes sur une science hypostasiée, c’est-à-dire sur une science qui relève davantage de ses idées abstraites (préconçues, parfois clichées) que de la réalité. Une approche interdisciplinaire de la philosophie est toujours méliorative.

Mémoire de recherche: « À propos du dilemme épistémologique que pose le problème de la matière noire »

Le sujet de ce mémoire interdisciplinaire de philosophie des sciences a été choisi pour deux raisons: 1) un long intérêt pour les sciences astrophysiques, 2) la possibilité de mettre en perspective un paradoxe scientifique tenace.

Le mémoire propose d’analyser le paradoxe par une méthode interdisciplinaire, qui synthétise trois approches différentes: 1) le questionnement philosophique, 2) la recherche historique, 3) l’enquête anthropologique. Cette méthode permet de couvrir autant l’idée abstraite que la réalité concrète de l’activité scientifique et enrichit de ce fait la conception philosophique.

Philosophiquement le but de ce mémoire est de montrer l’activité scientifique en train de se faire au moment d’un paradoxe tenace et donc de proposer des concepts pour comprendre ce qu’est la science en utilisant le paradoxe comme une pierre de touche. Le projet a également un but philosophique, celui de promouvoir une approche interdisciplinaire afin de grossir les idées philosophiques de données sur la matérialité des concepts scientifiques. L’expérience, la modélisation, la théorie et la pratique, l’opposition entre les théories du paradoxe ne sont pas aussi simple que l’on ne pourrait se le représenter à partir d’un approche exclusivement a priori.

Le mémoire peut être trouvé dans son entièreté ici: À propos du dilemme épistémologique que pose le problème de la matière noire.

Cours notables

Licence de philosophie à l’Université de Strasbourg

Cours notables


Formation personnelle

Séminaires et conférences

COSMO-MASTER International Conference

Séminaire: Material culture in the history of physics

Université de Flensburg, 2023, une semaine.

À cette occasion j’ai pu approcher des instruments des archives du Deutsches Museum (l’une des plus grands musées d’histoire des techniques d’Europe) et découvrir comment reconstituer l’histoire et l’origine d’un artefact scientifique matériel.

Stage d’observation à l’Observatoire Astronomique de Strasbourg

Ce stage de deux semaines a été organisé dans le but de récolter des données de terrain sur les méthodes d’enquête sur la matière noire. J’ai pu réaliser des observations in situ et des entretiens avec des astrophysicien(nes). Je retiens douze entretiens enregistrés, d’une durée de 45min à 1h, qui m’ont permis de comprendre les idées (méthodes normalisées, opinions critiques) impliquées dans le travail sur la matière noire, et de reconstituer une méthode générale. J’ai pu remarquer que la méthode est souvent distinct de l’opinion critique: il n’y a pas besoin de croire en la matière noire ni de faire un choix personnel entre ses différents modèles pour la tester. La position des astrophysiciens est autrement plus prudente et conventionnaliste qu’une réalisme naïf le laisserait croire.


Formation autonome et centres d’intérêt

Je suis curieux et autodidacte. La philosophie (l’amour du savoir) ne s’arrête donc pas pour moi à la seule tradition philosophique mais s’étend à de nombreux autres champs.

Bureautique & Informatique

Linux

Je maîtrise pleinement les systèmes d’opération de type Linux, tels qu’Ubuntu, Fedora et Gentoo. Je maîtrise la ligne de commande: l’installation de paquets, l’outil BASH et le travail avec et sans interface graphique.

Open-Source

Je suis adepte des outils open-source (LibreOffice, LaTeX, VIM, GIMP, Image-Magick, Docker, Jupyter, Conda, Open-SSH, Ollama). Je maîtrise git (programme en ligne de commande de Github) et je suis capable d’installer un programme depuis sa source (git, MAKE, CMAKE). Je sais utiliser WINE pour employer certains programmes de type DOS sur Linux.

Windows

Je suis un utilisateur de longue date de Windows (Windows Vista, 7, 8, 10, 11) et je peux paramétrer un environnement fonctionnel. Je sais installer des programmes de source fiable, mettre à jour un système et installer des pilotes. J’utilise des logiciels open-source et je sais mettre en place des environnements de travail complets (LibreOffice, LaTeX, VS Code, VIM). Je sais également employer les logiciels propriétaires de Microsoft à leur plein potentiel (Office, Word).

Photographie

J’apprécie la photographie en tant que passe-temps. Je suis naturellement curieux et j’ai commencé à toucher à la captation d’images par l’argentique, avant de me tourner vers le numérique. J’utilise régulièrement un Nikon D800E. Le "E" de ce modèle signifie qu’il n’a pas de filtre d’anticrénelage devant le capteur. Dans de rares cas, cela produit un effet de moiré avec des motifs répétitifs. Dans la quasi totalité des cas cela produit une image plus nette que celle des nombreux autres capteurs qui possèdent ce filtre. J’utilise des objectifs polyvalents (Micro-Nikkor 60mm 2.8, Micro-Nikkor 105mm 2.8, Nikkor 16-35mm 4.0, Nikkor 300mm 4.0) qui sont réputés pour leur netteté. Je peux les utiliser à la fois en macro et en astrophotographie comme je le planifie. Bien que je conserve un intérêt continu pour la technique et notamment pour l’optique, c’est avant tout par plaisir que je fais des photographies.

PIC
FIGURE 1 Une performance au musée Gilberto Gil de Mexico
PIC
FIGURE 2 À la Cineteca de Mexico
PIC
FIGURE 3 Quiscale à longue queue (Quiscalus Mexicanus)
PIC
FIGURE 4 Grande aigrette
PIC
FIGURE 5 OKKTLI à la FVCK OFF ROOM
PIC
FIGURE 6 Batteur d’OKKTLI
PIC
FIGURE 7 L’un des trois guitaristes d’OKKTLI
PIC
FIGURE 8 MAGMA SOUL à la FVCK OFF ROOM
PIC
FIGURE 9 Guitariste de Magma Soul
PIC
FIGURE 10 Magma Soul dans son ensemble
PIC
PIC
FIGURE 11 Dôme du musée d’art moderne de Mexico
PIC
FIGURE 12 Carreau de mosaïque
PIC
FIGURE 13 Fleurs de Bougainvillier dans les rues de Mexico
PIC
FIGURE 14 Triple exposition de Bougainvillier
PIC
FIGURE 15 Bonbon en macro
PIC
FIGURE 16 Vue du haut de la pyramide de la Lune, Teotihuacan
PIC
FIGURE 17 Pyramides de Lune et du Soleil, Teotihuacan

Astronomie

J’ai toujours été intéressé par l’astronomie. Je me souviens d’abord avoir été intrigué par le système solaire - puis j’ai découvert les mesures gargantuesques de l’astrophysique et de la cosmologie. Les problèmes théoriques propres à cette science sont un sujet de passion qui précède (et complète) ma formation philosophique: c’est la question de la nature de la vérité scientifique, motivée par l’astronomie, qui m’a encouragé à étudier la philosophie, notamment pour me former en philosophie des sciences.

D’un point de vue pratique, mon approche de l’astronomie (outre l’épistémologie) commence par la construction de l’instrument d’observation. En effet, mon intérêt pour l’histoire des sciences m’a mené à l’acquisition d’une optique de cinéthéodolite, que je compte reconvertir pour l’observation. Parallèlement, j’ai découvert le riche champ de la construction du télescope amateur. Ce champ a été ouvert principalement par Ingalls, Texereau et John Dobson. Il est aujourd’hui complété par la forum Cloudynights. Mais c’est à sa source que se trouve Léon Foucault: son mémoire sur l’aluminure du verre (qui a révolutionné tout le champ technique) propose aussi la construction d’une monture en bois, assez simple de principe. La simplicité et l’accessibilité furent par la suite toujours au principe de la recherche amateur (bien que l’accessibilité ne soit pas toujours contraire à la complexité).

Possédant une optique (et quelques autres récupérées depuis: 600mm 4.5, 430mm 3.3, un miroir de 1400mm 4.3, puis les optiques photographiques Nikkor), j’ai besoin d’une monture. Comme j’aime comprendre les choses à fond, j’ai bien sûr dévoré les textes essentiels de la construction amateur. J’ai pour plan actuel de construire une monture de type anglaise - ce n’est pas la plus commune, mais c’est la plus stable et la plus solide. Elle bénéficie d’un support aux deux extrêmes de l’axe équatorial: alors que la plupart des montures allemandes ou à fourche, ne disposent d’un support qu’en un seul point de l’axe. Cette différence permet de limiter les vibrations. L’emploi préféré du bois (sur le métal) réduit aussi les soucis de vibration et révérbations. De fait, quasiment tous mes éléments sont de récupération ou d’occasion, en même temps qu’ils sont intégrés à une compréhension complète du système technique. Cette compréhension n’est bien sûr pas parfaite - je n’ai par exemple pas encore acquis de bonnes notions de mécanique en terme de support de poids, de répartition des forces sur l’axe équatorial - mais c’est toujours l’aventure de comprendre qui me plaît.

Bien que beaucoup plus difficile à faire, si j’en avais un jour l’occasion, j’aimerais tailler mes propres miroirs. Il me semble que l’optique de type Schuppman est certainement la plus intriguante: de type catadioptrique, elle n’a pas d’obstruction centrale et possède pour toute focale une solution unique où toutes les aberrations existantes sont supprimées ou réduites à un niveau imperceptible. De plus la forme de chaque élément est en générale simple: sphérique ou parabolisée. De fabrication peu coûteuse, la complexité de l’instument se trouve autre part: il faut produire un miroir de Mangin et une lentille frontale. Un miroir de Mangin regroupe un miroir aluminé sur une surface, et une lentille convexe sur l’autre. C’est l’élément essentiel qui va permettre de supprimer les aberrations chromatiques dans le chemin optique. Cependant sa fabrication implique de ne pas déformer un côté lorsque l’autre est taillé - ce qui est rendu difficile par le simple fait que l’exercice du polissage applique de la pression et de la chaleur sur le matériau. D’autre part la fabrication d’une lentille nécessite en général une précision de polissage bien supérieure à celle d’un miroir: parce que le rayon lumineux traverse deux milieux, alors qu’il n’est réfléchit qu’une fois par une surface aluminée. Les imperfections sont donc toujours magnifiées. De focale courte (F/8) ou longue (F/20) le télescope de Schuppman possède cependant des performances inégalables, limitées uniquement par la diffraction. Mais sa complexité de fabrication (malgré son faible coût) rend en général le télescope de type newtonien plus attractif et c’est par là que je commencerai, en employant un miroir récupéré d’occasion (1400mm f4.3).

Un domaine d’information que je trouve manquer dans ce champ concerne les risques - il faut alors plutôt se fonder sur le bon sens. Un miroir même de faible envergure (150mm ou 200mm) capte infiniment plus de lumière que l’oeil dont le diamètre de la pupille n’est que de 7mm. Il faut donc éviter de l’exposer à toute source de lumière puissante, ou même que l’on ne penserait pas être puissante, afin de ne pas s’aveugler définitivement. Le polissage du miroir produit de fines particules de verre qu’il faut éviter de disperser en gardant la surface de travail assez humide - et en disposant par après des poussières avant qu’elles ne soient sèches. Ces quelques précautions peuvent rendre la construction de l’instrument plus lente et compliquée selon les limites de l’environnement de fabrication et il semble plus rassurant d’envisager ce genre de projets dans un club avec de l’expérience (ce pour quoi je débute avec des optiques pré-existantes et je me limite à la construction du spport équatorial).

Enfin l’on pense souvent à l’astronomie comme à un exercice visuel. Cependant le spectre éléctromagnétique entier est utile. Une monture équatoriale peut donc aussi servir à recevoir des ondes radios avec une parabole. D’autre part il existe des projets open-source (LIEN) pour capter des rayons cosmiques. L’astronomie amateure est incroyablement riche et accessible aujourd’hui.

Écriture

J’apprécie la fiction et notamment les histoires de type philosophique: je pense ainsi à la saga Dune de Frank Herbert, à Consuelo de George Sand, à Crime et châtiment de Dostoïeveski, à L’homme sans qualités de Robert Musil. Mais je trouve la fiction appréciable pour elle-même, l’immersion dans un monde entièrement imaginé est un phénomène qui a un intérêt propre d’être cultivé. Cette passion pour le virtuel passe autant par le roman que par la bande dessinée.

J’aimerais écrire de moi-même. J’ai une idée qui me tient à l’esprit et qui se développe par bribes depuis longtemps. Le passage de l’idée à l’écrit est lent et ardu. Mais grosso modo, ce serait une extension par le roman du doute hyperbolique cartésien, de l’exercice de réduction phénoménologique: en ce sens qu’il faudrait faire de la remise en cause du fait (qu’il soit senti, hérité ou avéré) un devoir absolu. Alors se trouveraient sur le même plan le Dieu cartésien et la chaise ikéa. Stylistiquement, j’ai un certain amour pour le courant de conscience que l’on trouve hez Proust, Musil (sous une forme réflexive) et Albert Cohen (de manière directe dans Belle du Seigneur). Cependant, cette forme de narration devrait pouvoir être poussée à un extrême descriptif qui inclueraient la restitution de la moindre sensation imaginable - et qui pourtant ne s’épuiserait pas en une suite de sensations, puisque le sentiment interne de la pensée, et la contenu de ce sur quoi le sentiment porte, devrait être restitué aussi. C’est une forme de présentation de la phénoménologie de la sensation d’être qui pourrait être donnée à voir, en y ajoutant d’autant plus la personnalité propre de l’individu narrant.


Langues

Je parle:


Compétences

Grâce à ma formation en philosophie et en épistéologie (philosophie, sociologie, histoire et médiation des sciences) je possède des capacités d’analyse et de production transversales. Je suis capable de traiter un sujet de dissertation de manière purement philosophique ou de manière interdisciplinaire. Je possède de fortes qualités de rédaction, de compréhension et de réflexion conceptuelle et systématique. Je suis également autodidacte et avide de connaissances, c’est-à-dire que je suis flexible et que je sais m’(auto)former rapidement et avec enthousiasme. La note de mon mémoire de master (17/20) atteste de mes capacités tout comme mes bons résultats en master.

Pour mon mémoire, j’ai été amené à me spécialiser en philosophie et histoire de l’astrophysique. D’autre part j’ai réalisé des entretiens à l’Observatoire Astronomique de Strasbourg (ethnographie du laboratoire scientifique). Ces spécialités ne sont pas des limites mais des outils et savoirs que je peux transférer à d’autres domaines. D’autre part je suis toujours ouvert à découvrir de nouvelles choses et je ne restreins donc pas mon champ de vision à la seule philosophie de l’astrophysique: c’est plutôt la philosopie des sciences que j’aperçois.


Qualités

Autant dans ma formation universitaire que dans ma vie personnelle, je suis:


Comment ce site a été construit ?

Ce site a été construit entièrement avec make4ht, un outil qui permet de convertir un document LaTeX en site web statique composé exclusivement d’HTML et de CSS. L’outil est flexible et permet de personnaliser le site à partir de fichiers de style et de compilation. J’ai choisi d’employer make4ht car je connaissais déjà LaTeX et qu’il me permettait de produire une page web plus uniforme et mieux stylisée qu’en composant tout à la main à partir d’HTML et de CSS, ce qui constituait ma première approche. Les normes de style que permet de rajouter LaTeX donnent une apparence plus moderne au site statique.


Contact

Vous pouvez me contacter aux adresses suivantes:

benjaminulrich67@gmail.com

benjamin.ulrich@etu.unistra.fr